Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil de Haruki Murakami

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil

Le vendredi 27 août 2004 par Feline

Hajime est un enfant unique, ce qui ressemble plus à une tare qu’à un avantage dans le Japon des années 50. Il en souffre énormément et c’est donc naturellement qu’il se lie d’amitié avec Shamimoto-San, autre enfant unique, lorsqu’elle arrive dans sa classe. Ils ont douze ans et passent de merveilleux moments sur le chemin de l’école et à écouter des disques de musique américaine.

Le hasard de la vie les séparera. Hajime partira au lycée, puis à l’université. Il y connaîtra des filles, mais jamais aucune ne lui fera réellement oublier Shimamoto San (il suivra même une femme pendant des heures dans les rues de Tokyo croyant la reconnaître). Jusqu’à sa rencontre avec Yukiko, douce et aimante, qu’il épousera. Il se construira alors une vie heureuse entre sa femme, ses filles et ses deux bars de jazz qui lui assurent épanouissement professionnel et aisance financière.

Mais un jour, Shimamoto San, auréolée d’un lourd mystère, débarque dans un de ses bars et la vie de Hajime bascule. Saura-t-il résister à l’attrait de ce premier amour jamais oublié ? Mettra-t-il son bonheur en péril pour retrouver les sensations des premiers émois, de l’enfance ? Oublie-t-on jamais un premier amour ?

Haruki Murakami est un auteur qui me touche énormément. Il trouve toujours les mots justes pour décrire les sentiments et il n’est pas rare que je me reconnaisse dans l’un ou l’autre trait de ses personnages. Son écriture et ses romans sont pour moi parmi les plus poétiques que j’ai eu l’occasion de lire. C’est beau tout simplement.

Après "La ballade de l’impossible", c’est le deuxième roman de cet écrivain que je lis. Les deux m’ont autant émus l’un que l’autre et j’y ai retrouvé certains thèmes, qui semblent chers à l’auteur : cet amour pur, qui semble impossible et autour duquel un aura de mort plane. Le suicide, pas réellement évoqué mais qui est palpable et surtout le mystère. C’est peut-être ce mystère qui entoure les personnages qui rendent les romans de Murakami si beaux et si poétiques.


  • > Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil  27 août 2004, par Dadoo
    Du même auteur, je te conseille aussi vivement La course au mouton sauvage qui est assez génial : à la fois très vrai, très réaliste et complètement phantasmagorique par moment !
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    • > Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil 1er septembre 2004
      Je compte bien tous les lire ;-). Mais comme pour John Irving, à petite dose pour faire durer le plaisir le plus longtemps possible :-).
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      • > Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil 1er septembre 2004, par Dadoo
        Tu fais preuve d’une grande sagesse !
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        • > Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil 1er septembre 2004
          Ca doit être l’influence de la littérature japonaise ;-)
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