Associés contre le crime de Agatha Christie

Partners in Crime

Associés contre le crime

Le lundi 23 janvier 2006 par Sheherazade

Après leur brillante réussite lors de l’enquête contre « Mr. Brown », Prudence (la mal-nommée) Cowley et Thomas Beresford se sont mariés ; Tommy a obtenu un poste au MI5 (ou du moins sont équivalent de l’époque), quant à Mrs. Tommy, elle commence sérieusement à s’ennuyer dans sa petite vie confortable.

Par ailleurs, le couple a pris à son service un jeune gamin des rues, Albert, qui prend son rôle de majordome très au sérieux, ce qui réduit encore son travail à elle. Ce qu’elle voudrait c’est un plus plus d’animation comme six ans auparavant ; ce besoin d’excitation fait quelque peu hausser les sourcils à son époux mais voilà que surgit à point nommé le cher Carter.

Son département a racheté l’agence de détectives Blunt et il lui faut un nouveau directeur. Il a besoin des Beresford afin de capturer des espions bolcheviks sur le territoire anglais, dont Blunt aurait été un pivot. L’agence est donc une excellente couverture que Tommy et Tuppence (le surnom de Prudence) peuvent gérer tout à leur guise, tout en guettant les signes des espions.

Voilà donc le couple et leur Albert, également engagé dans l’agence, lancé dans quinze enquêtes tour à tour drôles ou dramatiques.

Ainsi résoudront-ils le cas d’une perle rare peut-être volée par une lady kleptomane, sauveront-ils un jeune homme innocemment accusé d’un crime passionnel, retrouveront-ils une fiancée disparue, et bien d’autres aventures, sans oublier évidemment la principale : résoudre la mission qui leur a été confiée, à savoir découvrir le nid d’espions.

On s’amuse beaucoup aux aventures des Beresford, on rit énormément des dialogues dans le couple Beresford dont la complicité fait plaisir à lire ; le cynisme n’est pas non plus exclu de certains propos, qui ne sont pas sans rappeler évidemment les convictions politiques conservatrices de l’insulaire Lady Christie ! les bolcheviks et autres socialistes, la science, les étrangers, tout est égratigné au passage. Les Américains ne sont pas épargnés non plus, comme à chaque roman de la Reine du Crime où ils apparaissent, la caricature est forte et fort drôle.

Humour anglais à savourer sans retenue, de préférence en version originale ; chacune des 15 nouvelles étant assez brève, le livre se lit très rapidement.