A Taste for Murder de Claudia Bishop

Un polar sans saveur

A Taste for Murder

Le samedi 23 juin 2007 par Sheherazade

Sarah Quillian, surnommée Quill, et sa sœur Meg, un chef de cuisine au tempérament susceptible comme celui de tous les grands chefs, gèrent leur auberge « Hemlock Falls Inn » de main de maître. Lors d’un festival historique, l’une des actrices de la troupe amateur est tuée de manière plutôt horrible, comme la sorcière du 17ème siècle qu’elle était censée incarner.

Quill se sentant l’âme détective décide de mener sa petite enquête personnelle au mécontentement de son petit ami, le sheriff local. Etrange comme les représentants de la loi supportent mal les détectives-amateurs. Il faut dire que depuis Sherlock Holmes et Hercule Poirot ou Miss Marple, les détectives amateurs se sont avérés plus fûtés que les représentants de l’ordre.

Bien sûr, tout le monde est suspect, mais lorsque sa sœur est elle aussi victime d’une tentative d’empoisonnement, Quill se dit qu’il serait grand temps de mettre la main sur le coupable.

Raconté ainsi ce petit polar a l’air stupide, et bien c’est exact, il l’était. Ayant décidé de le lire lors d’une nuit d’insomnie, je n’ai même pas eu le plaisir de me rendormir malgré la manière peu engageante de l’écriture, un anglais totalement américain, avec des expressions parfois difficiles à déchiffrer même pour quelqu’un comprenant bien la langue ; même si le complot proprement dit avait une certaine originalité, il ne fit l’objet que des trois dernières pages d’un livre qui en compte 240 et qui bien que m’ayant fait profondément bailler d’ennui, ne m’ont même pas aidée à me rendormir. Quelle perte de temps !

Les auteurs féminins d’outre-Atlantique sont friands ces petits polars à thèmes qui s’avèrent souvent pleins d’humour, très plaisants à lire avec un mystère à élucider plutôt bien imaginé.

Je pense notamment à Joanna Fluke et les Cookie Jar Mysteries, ou les aventures du couple Darling (bouquinistes) de Carolyn Hart, ou encore les enquêtes menées par la propriétaire d’une boutique de travaux à l’aiguille, écrites par Monica Ferris, cette même Monica Ferris est d’ailleurs l’une des deux auteurs écrivant ensemble sous le pseudonyme de Margaret Frazer, bien connue des amateurs de polars médiévaux mettant en scène Soeur Frevisse.

Mais bon, on ne peut pas gagner à tous les coups et de temps en temps, un livre ne plaît pas. Dommage ! Voilà bien la première fois que j’ai envie de mettre un zéro pointé à un polar, et la manière d’écrire y est pour beaucoup.