A Cruel Courtship de Candace Robb

Troisième volet des aventures de Margaret Kerr

A Cruel Courtship

Le lundi 30 juillet 2007 par Sheherazade

Dernier volet de la trilogie mettant en scène Margaret Kerr, jeune Ecossaise prise dans les tourments de deux guerres : celle que livre l’Ecosse contre Edward Ier d’Angleterre et la guerre civile entre les deux factions écossaises afin de mettre leur champion sur le trône d’Ecosse.

Durant les quelques semaines précédant la célèbre bataille de Stirling Bridge, Margaret s’est installée chez une amie, ancienne compagne d’un noble Anglais. La jeune femme soutient William Wallace et Murray, deux hommes désireux de remettre sur le trône d’Ecosse le roi destitué, John Balliol. Dans cette dangereuse entreprise, elle aide James Comyn pour qui elle nourrit de tendres sentiments. L’ennui c’est que l’époux de Maggie, Roger Sinclair - un homme qu’elle n’aime guère - soutient la faction ennemie, celle de Robert the Bruce.

Sinclair, blessé, se trouve au couvent où la mère de Maggie s’est retirée afin de faire pénitence. Christiana Kerr est atteinte du don de double vue, une malédiction pour cette frêle femme qui n’a pu l’utiliser à juste titre et qui jeûne désormais en guise d’expiation. Sa fille craint d’avoir hérité ce « don » elle aussi, les rêves prémonitoires qu’elle fait la hantent et la terrorrisent, aussi va-t-elle trouver sa mère afin de trouver conseil ; c’est pour y apprendre qu’hélas son époux a bien été tué comme dans ses rêves.

Pendant qu’elle se bat contre de difficiles sentiments personnels, pendant qu’elle doit assumer sa famille déchirée et tourmentée, Margaret accepte cependant une mission secrète pour Comyn et, persuadée que son époux a été assassiné, de même qu’une jeune femme de Stirling Town qui était messagère auprès des troupes écossaises, Maggie enquête le plus discrètement possible afin de ne pas éveiller la suspicion des troupes anglaises qui, acculées, n’ont aucune pitié pour leurs prisonniers, fussent ils une femme ou non.

La mission de Margaret est importante car des troupes fraîches envoyées par Longshanks (surnom d’Edward Ier), sous la conduite de John de Waremme, sont en route pour l’Ecosse, prête à poursuivre les massacres.

Candace Robb est une digne émule d’Ellis Peters ; elle est l’auteur de multiples romans policiers médiévaux, notamment ceux mettant en scène « Owen Archer ».

Les aventures de la jeune Ecossaise Margaret Kerr, luttant à la fois pour son pays, sa famille et elle-même sont passionnantes et ce dernier volet de la trilogie mélange un subtil parfum d’espionnage à une aventure policière. Une importante partie (un peu exagérée à mon sens) est consacrée aux tourments personnels de la jeune femme face à ce don de double vue qui ressemble plus à une malédiction qu’à un don.

Le roman se laisse lire facilement, comporte de multiples rebondissements, on y retrouve les divers membres de la famille Kerr, luttant contre leurs propres démons, sans oublier les personnages satellites impliqués dans l’intrigue policière.

La bataille de Stirling Bridge en 1297 est un moment majeur dans la lutte de l’Ecosse pour son indépendance ; ce ne fut hélas qu’une bataille gagnée, pas la guerre.

Elle marqua toutefois un point important pour William Wallace surtout après que Murray fût mortellement blessé au cours de la bataille. Par ailleurs, en guise de représailles, les Anglais utilisèrent la tactique de la terre brûlée, massacrant le maigre bétail que quelques malheureux paysans écossais possédait encore. L’hiver et la famine poussèrent Wallace à franchir la rivière Tweed et à envahir le nord de l’Angleterre afin de prouver aux Anglais qu’il fallait compter avec les Ecossais.

La victoire de Stirling Bridge prouva les qualités de stratège de William Wallace autant que son charisme ; il fut nommé « gardien du royaume d’Ecosse », malheureusement Longshanks revint prendre le contrôle de l’Ecosse écrasant les Ecossais à Roxburg. Dès lors Wallace devint proscrit et finit exécuté par les Anglais