99 francs de Frédéric Beigbeder

99 francs

Le lundi 11 février 2002 par Dadoo

99 francs c’est le prix du dernier livre de Frédéric Beigbeder, le chronicheur dandy qui officie entre autres sur Paris Première. Il raconte l’histoire d’Octave, publicitaire à succès qui décide de cracher dans la soupe. Un tel sujet ne pouvait que faire les choux gras de la presse et de la télévision : ça n’a pas raté !

Le narrateur commence par raconter qu’il écrit ce livre pour se faire virer, dégoûté qu’il est de son monde Sex, Drug & Rock’n’Roll... Au fil des pages il exprime sa haine pour le monde moderne et la société de consommation que lui et ses pairs ont contribué à créer. Cette provocation toute publicitaire ne lui apportera pourtant qu’une promotion. Il semble bien qu’il y ait donc quelquechose de pourri au royaume de la Pub et du Marketing.

On a dit et écrit beaucoup de choses sur ce roman qui n’en méritait peut être pas tant. Frédéric Beigbeder se contente la plupart du temps de critiquer avec une ironie de chroniqueur lambda un système qui le dépasse. Il reste cependant quelques passages qui sans être des morceaux de bravour se lisent très agréablement. Par exemple la métaphore du détournement d’avion fonctionne assez bien : il explique que lui et ses amis soixante-huitard sont montés dans l’avion de la société de consommation avec l’idée de le détourner. Malheureusement, une fois dedans ils se sont rendus compte qu’il n’y avait pas de pilote !

Au final il reste un livre qui ne changera sans doute pas le siècle mais qui n’est pas trop pénible à lire. J’attends de lire No Logo de Naomi Klein pour faire la comparaison...

Pour continuer :
Une critique sur Flu


  • A PRENDRE OU A LAISSER  2 décembre 2011, par antihuman
    Un livre sous-estimé à mon avis du fait de son énorme succès. Beigbeder dit des choses dedans, et ça ne passe pas parcequ’il n’a simplement pas un profil de grande gueule qui aboie dans le vide, avec ses copins clébards. D’autant plus que ses multiples piques contre le manque de créativité dans la pub (mais aussi dans énormément de start-ups et de domaines proches) reste on ne peut plus actuel. Peut-être pas un thriller en cinémascope, mais une de ces rares oeuvres qui font le monde, et non de celles qui passe leur temps à le critiquer à la machine à café.
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