Jill McGown

Auteur écossaise née en 1947.

Jill McGown naquit au sein d’une famille de pêcheurs en août 1947 à Campbeltown (Argyll) en Ecosse. Campbeltown est située sur Mull of Kintyre, que Paul McCartney et son groupe Wings rendirent célèbre il y a quelques années. Jill McGown connaît bien le flûtiste de ce morceau, mais n’a guère rencontré l’ex-Beatle. La mère de McGown était secrétaire, originaire de Glasgow, c’est en rendant visite à la famille de sa mère que la petite fille découvrit Glasgow et ses « trésors », comme le métro et le tramway par exemple ; elle aimait se faire peur en prétendant que ces moyens de transport pleins de bruits (et donc un peu effrayants) étaient des monstres venus pour la dévorer ... Jill se disait à la fois terrorisée et ravie de l’être ! La vie à Campbeltown était plaisante pour les enfants aimant la vie à l’extérieur : des collines, des rochers avec des petites mares remplies de crabes, un paysage permettant à l’imagination de se développer. Toutefois cela n’a jamais été le cas de Jill, pour elle se rendre au fond de son jardin représente un safari ! Bref elle se considère comme une citadine, pour qui s’amuser signifiait se rendre au cinéma ou s’amuser avec son tricycle dans la cour des immeubles où elle habitait avec sa famille. Se rendre en picnic à la superbe plage de Machrihanish pour jouer au bord de la mer était pour elle bien suffisant, d’autant plus qu’il fallait supporter les inconvénients d’un maillot mouillé et plein de sable. Machrihanish est située à 5 miles de Campbeltown, de l’autre côté de Kyntire ; la mer là y est différente puisqu’il s’agit de l’Atlantique, tout bleu avec juste un peu de blanc au sommet. De plus, sa tante y possédait une grande demeure face à l’océan, sur lequel la petite fille s’amusait, en tentant d’éviter un chat psychopathe.

Lorsque la pèche au hareng diminua, la famille déménagea à Corby, le père devant se trouver un autre emploi. Corby au début du 20ème siècle était un village de 820 habitants, qui se développa grâce à l’industrie du fer et est devenue une ville due 53.000 habitants. Les familles Lloyd et Stewart étaient les magnats du fer et de l’acier et recrutaient à travers l’Ecosse ; c’est ainsi que Corby située au centre de l’Angleterre est une véritable enclave écossaise, où l’on trouve des supporters des Celtics et des Rangers, où il y a une réunion annuelle des Highlanders, et où l’on trouve des spécialités culinaires typiquement écossaises.

Après des premières années primaires à Campbeltown, Jill McGown termina les études primaires à Corby ; assez étrangement, alors qu’elle vivait en pleine nature à Kyntire, c’est à Corby qu’avec ses ami(e) de classe elle partit en découverte de la nature, en s’amusant à grimper aux arbres et inventer d’autres jeux passionnants. Après les primaires, Jill McGown fréquenta la Corby Grammar School où elle eut Colin Dexter (le « papa » de l’inspecteur Morse) comme professeur de latin ; il semblerait que les deux carrières d’écrivains de polars suivit le même parcours. Jill quitta la Grammar School aussi rapidement que possible parce qu’elle ne s’y plaisait pas et s’inscrivit au Kettering Technical College, d’où elle sortit deux ans plus tard avec un certificat de sténo-dactylo et quelques mauvaises notes ; comme elle le dit d’elle-même, elle n’avait pas exactement la fibre étudiante. Après avoir quitté les cours, elle entra à la Corby Development Corporation ; plus tard elle devint la secrétaire d’un cabinet d’avocats.

Cinq ans plus tard, elle se retrouva au sein d’une entreprise de 15.000 personnes dans ce qui sera - après nationalisation - la British Steel Corporation ; dix ans plus tard, lorsque la société réorganise ses effectifs, Jill McGown fut chargée de la paperasse concernant les départs anticipés « volontaires » ; lorsque la section acier de la société ferme, McGown fait également partie des effectifs mis au chômage.

C’est à cette époque que lui vient l’idée d’écrire grâce au montant des indemnités ; l’autre solution qui s’offrait alors était de se trouver un emploi dans une région où il régnait déjà 25 % de chômage ; bien que d’une nature peu aventurière, Jill McGown pensa qu’il était peut-être temps de changer de vie professionnelle et de se lancer dans une nouvelle aventure.

Cela s’est passé il y a 21 ans et bien que ce défi ne fut pas toujours aisé, l’écrivaine vit du revenu de ses polars. Lorsqu’on l’interroge sur le fait qu’elle se soit lancée dans ce type d’écriture, Mrs. McGown déclare qu’au départ elle n’avait pas l’intention d’écrire des romans de ce type, mais plutôt de simples romans, bien que depuis toujours elle ait aimer lire des polars, sa mère étant elle-même une grande fan de ce type de romans.

Toutefois lorsque l’auteure écrivit la première phrase de son premier roman, ce qu’elle avait écrit la frappa comme étant la conclusion idéale d’une énigme policière (A ce propos, Jill McGown refuse toujours de donner la phrase en question, puisqu’elle dévoilerait la chute du roman !). C’est ainsi que naquirent les personnages résurgents de sa série policière mettant en scène l’Inspecteur en Chef Lloyd et le Sergent-Détective Judy Hill, dont la relation évoluera au fil des dix années d’enquêtes qu’ils conduisent ensemble.

C’est volontairement qu’elle a fait de Lloyd un Gallois car elle souhaitait que son héros principal fût un Celte ; au départ elle pensait en faire un Ecossais, mais les relations entre l’Angleterre et l’Ecosse étant fort tendues à l’époque du premier roman, elle choisit un Gallois, dont la famille - comme celle de son auteure - vint s’installer en Angleterre pour raisons économiques. Il apparut donc pour la première fois dans « A Perfect Match », paru en 1983.

La treizième des enquêtes de Lloyd et Hill vient de paraître, mais les premières enquêtes sont régulièrement rééditées en raison de leur succès outre-Manche et outre-Atlantique.

Sheherazade


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