Maria Bellonci

Auteur italienne (1902 - 1986)

Maria Bellonci, d’origine piémontaise, naquit à Rome en 1902. Son père était Vittorio Villavecchia, un homme célèbre pour ses écrits sur la chimie et techniques du marché.

En classe, Maria était une relativement bonne élève mais se rebellait régulièrement contre les leçons principalement destinées aux filles, un fait incontournable à l’époque.

Après avoir terminé des études classiques, la jeune femme rencontra Goffreddo Bellonci et décida très rapidement de l’épouser. Bellonci était un journaliste de grande érudition, écrivant dans un style peu académique et qui cultivait la même passion que Maria pour l’histoire. Leur collaboration professionnelle s’arrêta malheureusement à la mort du journaliste, en 1964. Dévastée par le chagrin, Maria décida de se jeter à corps perdu dans le travail.

Elle fut l’amie de grands auteurs italiens tels Italo Calvino, Alberto Moravia e Elsa Morante.

Connue pour sa générosité dans la vie privée, la réputation de l’écrivaine était plus difficile dans sa vie publique, pour cause de perfectionnisme et d’exigence professionelle.

Maria Bellonci n’écrivit pas énormément de livres et pour cause : pour elle, narrer l’histoire devait être un travail de grande recherche, allant du document au récit définitif. C’est pourquoi elle écrivit peu d’essais, chacun de ses livres ayant fait l’objet de longues et précises recherches.

Elle collabora également à de nombreux journaux et travailla pour la radio et la RAI.

Son premier ouvrage " Lucrezia Borgia ", publié en 1939, remporta le très célèbre "Premio Viareggio", un prestigieux prix littéraire italien. Le livre remporta immédiatement un succès mondial, bien que la première édition ait été censurée pour raison de "passages indécents" ; dès 1964, la version intégrale et définitive du livre sera enfin éditée.

A 82 ans, Maria Bellonci traduisit en italien "Il Milione", le livre des voyages de Marco Polo, qui avait été écrit en français par un compagnon du célbre voyageur, lors d’un séjour conjoint en prison, Polo s’étant contenté de signer la version écrite de ses récits. En 1985 fut publiée " Rinascimento Privato ", dernière oeuvre de l’écrivain, consacrée à Isabelle d’Este, duchesse de Mantoue. Cet essai lui valut le "Premio Strega", qui lui fut décerné peu avant sa mort en 1986.

Ce prix naquit chez les Bellonci un jour où ceux-ci célèbrait un petit prix littéraire en compagnie d’un couple d’amis. Dans l’ambiance festive du moment, les deux couples décidèrent d’inventer un prix littéraire jamais imaginé à ce jour et le baptisèrent "Premio Strega" du nom de la liqueur qui arrosait leur repas !

Le but du prix serait de récompenser chaque année une oeuvre littéraire, choisie par les "Amis du Dimanche", un groupe d’intellectuels qui se réunissaient chaque dimanche chez les Belonci.

Les frères Alberti, propriétaires de l’usine fabriquant la liqueur Strega (= sorcière), furent très flattés et enchantés de donner le nom de leur produit à la Fondation Bellonci qui gère ce prix, désormais fort prisé en Italie.

Bastet


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